Comment réussir un souffle de Kapâlabhati simple

Kapâlabhati signifie lumière (Bhati) dans le crâne (Kapâla), en somme nous recherchons à travers cette technique à faire briller le crâne,à le purifier et le nettoyer comme l’on briquerait un bronze ou un objet en cuivre .
Le principe consiste à expulser puissamment l’air des narines, violemment serai-je même tenté de dire.
C’est un technique qui se place en début de séance pour poser la pratique, une sorte de préambule savoureux pour accueillir la séance à venir de la meilleure façon.
L’objectif est de vider les poumons d’un maximum de gaz carbonique emmagasiné et les régénérer d’air frais et de prana (voir article), pour permettre une bonne oxygénation du sang.
Ici l’inspiration sera passive alors qu’au contraire l’expiration sera très active .

La technique 

La technique consiste à prendre une assise confortable pour soi, de bomber un peu le thorax en inspirant un peu pour écarter les cotes légèrement .
On va conserver cette posture, puis raffermir le ventre en le rentrant légèrement  et ne plus bouger de cette position pendant tout le souffle (essayez tout de suite pour ressentir l’effet, c’est très important pour bien comprendre le mécanisme)
On veillera à resserrer la racine (mulabandha) on portera son attention à la racine du nez, on positionne le souffle comme s’il partait du plexus solaire ou tout en haut de la racine nez selon chacun, l’idée est de sentir la technique.
3 règles de bases sont à observer :

1- Sous le nombril plus rien ne bouge, c’est la sangle abdominale qui reste le moteur de l’exercice, on va la contracter brutalement (les grands droits particulièrement), c’est cette contraction qui provoque l’expulsion brutale de l’air.Ensuite une fois l’expulsion opérée ,relâcher simplement la sangle abdominale, ceci fait mécaniquement entrer une quantité d’air dans les poumons passivement et sans bruit.

2- On expire 80 % du temps (active)  et l’inspiration (passive) occupe 20% environ alors que d’ordinaire c’est l’inverse qui s’opère.

3- Il ne faut pas entendre le souffle qui entre (on peut éventuellement se boucher les oreilles pour vérifier sur les premiers souffles)

Cette pratique lorsqu’on débute, peut parfois provoquer un léger état d’étourdissement (hypoventilation) mais rien de grave , en cas de panique « mentale » prendre une lente et longue inspiration puis expirer très lentemement..puis reprendre à nouveau la technique

Entrainement progressif 

 
Les souffles se succèdent en rafales pendant 1 à 3 minutes au début (suivis ensuite d’une profonde et longue inspiration, on conserve le souffle quelques instants puis on relâche lentement le souffle ) et…. on recommence.
Idéalement il s’agira de procéder à 3 séries d’une longueur adaptée à chacun, mais mesurée et non aléatoire (on se cale sur une mesure que l’on tiendra pour les 3 séries ( 1,3, 5, 7 …minutes, on aime bien les nombres impairs en Natha Yoga c’est pas commun..!.)
Ensuite avec un peu d’habitude rechercher à augmenter la durée (10 à 15 minutes puis 1 gathika (25 minutes pour les plus initiés) .
C’est un exercice puissant, il est bon d’y aller progressivement

Les effets produits :

 
Sur le plan physique :
– Stimule la sangle abdominale et masse les organes internes autour de cette zone (tube digestif) , la digestion devient plus active notamment après un bon repas , elle s’accélère évitant ainsi les sensations de lourdeurs généralement occasionnés pendant la digestion .
– Agit sur le diaphragme en entretenant  sa mobilité et s souplesse par le jeu de la sangle abdominale
– Lutte contre la constipation
 
Sur le plan mental
Une grande ouverture et une grande fraicheur s’opère dans le crâne, la technique porte bien son nom, un état d’immobilité et de profonde saveur s’observe alors, le souffle et les pensées en font de même.
 
Sur le plan énergétique 
Ce souffle constitue un stimulant sans pareil par l’action en profondeur sur le systême neurovégétatif notamment, en augmentant le taux d’oxygène dans le sang tout en expulsant le taux de gaz carbonique, procurant détente et apaisement.
Il existe plusieurs variantes de ce souffle majeur. Nous en verrons d’autres, ici c’est la version de base qui est abordée.
Bonne pratique

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